La Vipérine rosée Echium rosulatum Lange, 1855

Le botaniste James LLOYD cite dans sa « Flore de l’Ouest de la France », dont la 5e édition est parue en 1897, « Echium plantagineum » sur l’île de Ré (pointe de Groin). Cette station était, jusqu’à très récemment, considérée comme la station "historique" de cette espèce sur le littoral charentais. De récentes observations ont permis de reconsidérer sa présence, puisque cette station s’avère correspondre à Echium rosulatum Lange 1855, espèce qui n’était connue que de la façade atlantique espagnole et du Portugal.

Echium rosulatum se différencie d’Echium plantagineum principalement par sa pilosité : d’une part hétérogène sur les feuilles et tiges, et d’autre part uniformément répartie sur la corolle (face externe). Elle est en réalité plus proche d’Echium vulgare (présente également à proximité) dont elle se distingue notamment par la forme de ses feuilles et la présence d’une pilosité lâche sur les filets staminaux (alors qu’ils sont glabres chez Echium vulgare).

L’indigénat de cette plante sur l'île de Ré reste à établir ; sa présence s'ajoute au contingent d'espèces ibéro-atlantiques déjà connues sur le littoral charentais.

Cette découverte fait suite aux prospections de Sylvain BONIFAIT (TBM environnement) réalisées au cours de l'inventaire de la flore protégée de l’île de Ré (mission effectuée pour la Communauté de Communes) ; les échantillons transmis ont été identifiés par Jean-Marc TISON, puis confirmés par Benito Valdés Castrillón (Université de Séville).

Cette observation incite donc à revoir l’identification des vipérines du groupe (E. vulgare et E. plantagineum) signalées sur la façade atlantique française.

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